Le plaider-coupable criminel
C’est quoi ?
Le gouvernement veut créer une procédure où un·e mis·e en cause pourrait avouer un crime et accepter une peine proposée par le procureur, sans vrai procès. Pas de jury citoyen, pas de débat public sur les faits, pas de témoins ni d’experts. 3 magistrat·es homologuent l’accord en un après-midi.
Le danger
Le « plaider-coupable » existe déjà pour les délits (CRPC). Maintenant, viols, homicides, violences graves — les crimes les plus graves seraient concernés. Avec une CRPC criminelle, vous n’auriez jamais entendu parler de Gisèle Pelicot.
La comparaison
Aujourd’hui : jury populaire, justice rendue au nom du peuple après les débats, procès public et oral, débat contradictoire sur les preuves, témoins et experts auditionnés, la victime prend la parole, jusqu’à 5 témoins, la presse peut participer. Avec le PJL SURE : 3 magistrat·es seul·es sans jury, la peine est négociée dans un bureau, pas de débat sur les preuves, ni témoins ni experts, la victime peut déposer des « observations » point final, 2 témoins maximum, présence de la presse limitée.
Un crime appelle un procès. Pas une négociation de peine.